Que serait l’art sans le partage ? Cette ferveur artistique qui fait renaitre l’espérance, nous la devons aux artistes et à vous nos précieux partenaires, qui sans relâche témoigner de votre attachement aux ATELIERS SAHM. Avec et grâce à vous, nous avons réinventé le monde sous de belles auspices. A l’aube donc de la fin de cette RIAC8, nous vous témoignons toute notre gratitude pour avoir été là de la gestation à l’enfantement de cette 8ème édition. « Matondo !» merci à tous, comme on le dit chez nous ! Dans ce même élan de reconnaissance, nous sommes très heureux vous apprendre que Bill Kouelany est lauréate du Prix Prince Claus 2019 (Arts visuels), décerné par la Fondation Claus des Pays-Bas. Cela démontre l’importance du travail qu’elle abat à travers le centre d’art LES ATELIERS SAHM pour la cause des jeunes artistes congolais et au-delà. Toutes nos sincères félicitations pour cette énième consécration. Cicéron remarquait que « les arts ont besoin de témoignages de considération ; la soif de reconnaissance donne à tous l’ardeur au travail alors qu’on abandonne vite une activité qui ne rencontre pas l’adhésion.» Si Sony Labou Tansi dit : « Je sais quant à moi que l’on ne peut pas produire de l’art engagé, c’est l’art qui produit des engagements », nous estimons que celui d’accompagner des talents artistiques requiert de la discipline ; ce qui suppose un certain savoir-faire et un savoir-vivre. Loin de nous l’idée de nous (et vous avec) perdre dans des considérations idéologiques, nous défaisons nos activités d’armatures académiques. Liberté d’expression totale du génie créateur, tel est le maitre mot en ce mois de rentrée et le mot d’ordre pour la vie dans sa pluralité d’ouvrages. On continue d’écrire nos espoirs sous le ciel de Brazzaville. Ce ciel sous lequel ont été capturés des instants-images avec pour guide Elise Fitte-Duval, discrète photographe originaire de la Martinique. Et que dire du pouvoir de l’art qui nous a fait rencontrer Issa Nyaphaga, plasticien au sens plein de l’expression et dont le discours est tout aussi empreint de force et de puissance ! Quant à la peinture de Soly Cissé, la détermination est ce qui y transparaît le plus. Et quand il prodigue des conseils, c’est toujours de bon aloi. Coup d’éclat pour Lionel Manga qui invitait à secouer les idées reçues, à mettre en branle l’état du monde avec pour leitmotiv ces nécessaires colères : une invitation à dire l’indignation face au complot des « grandes nations » capitalistes. Des mots percutants pour dire les maux que Koussiama a également relevés lors de son intervention, tirant la sonnette de la vigilance quant aux relations contractuelles qui lient artistes et commanditaires / clients, dans l’exercice de leurs activités. C’est sous ce même ciel partagé à Brazzaville que nous avons habité poétiquement le monde et chanté les possibles dans le navire de Capitaine Alexandre. Tout ceci sous le regard minutieux du commissaire d’exposition Landry Mbassi. Pour ce mois d’Octobre, c’est sous la plume de Monroyal que nous découvrirons les moments forts de la RIAC8, pendant que Rodney nous en dira plus sur l’expo Kongo Moko2. Un clin d’œil à Sardoine Mia et Pierre Man’s pour en savoir plus sur les derniers scoops de leur résidence à Gaestatelier Krône. Big up à Wenzel notre cher partenaire en Suisse. C’est dans Parcours que « L’ivresse du papillon » de Lionel Manga nous fera virevolter et voler au-delà des évidences. Vanessa Manta et Morel Donou, nos deux lauréats nous feront voyager dans leur univers visuel pour nous laisser finalement échouer entre les couleurs à la fois chaudes et aguichantes de Teska Konongo. Quant à notre lauréate Olmiche Bantsimba, elle nous parlera du pari gagné de vingt prix et bourses attribués aux artistes au terme de la RIAC. Cette avalanche de distinctions nous amène à mieux comprendre la place de la jeunesse et son statut comme source pérenne de survie pour l’acte de de créer. Le workshop sur le jeu d’acteur que propose notre lauréat Thales Zokene est une belle opportunité, ainsi que la Biennale de Dakar d’ailleurs. Cette plateforme est ce qui motive notre action ; c’est aussi à travers elle, que nous continuons sans relâche d’initier, d’accompagner, de propulser et d’impacter positivement les talents d’aujourd’hui pour demain. Comme on le dit aux ATELIERS SAHM, venez tell(e)s que vous êtes, l’Art prendra soin de vous. Bonne lecture et que ce nouveau numéro vous fasse donc voyager !

Mariusca Moukengue

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